Adolescants / Parents
Sachez parler de la sexualité ensemble
Pas toujours facile de parler de sexualité avec ses ados. Comment trouver les mots justes, ceux qui dédramatisent et permettent de lever les tabous ?
Comment répondre aux questions parfois déroutantes ?
Petit conseil Frenchymymy:
Parents, sachez que votre génération est révolue, car celle des ados d'aujourd'hui a bien évolué sexuellement.
La majorité sexuelle chez les jeunes d'aujourd'hui est de 16ans, alors pour éviter des désagréments chez vos ados liés à leur sexualité, ne leur fermez pas les portes de la sexualité jusqu'à leur majorité.
Parlez avec eux, conseillez les, répondez à leurs questions et osez leur parler de sexe pour qu'ils sentent qu'il n'y a pas de tabous sur le sujet.
Si vous ne vous sentez pas à la hauteur, orientez les vers des sites internet d'information, où ils pourront trouver toutes les réponses à leurs questions en toute discrétion.
Face à ces risques, les parents n'ont pas le droit de faire l'impasse sur le sujet de la sexualité.
A des grossesses non désirées viennent s'ajouter les maladies sexuellement transmissibles (notamment l'hépatite et le sida). Et là encore, c'est toujours grave.
De nombreuses études ont été réalisées sur l'impact des programmes d'éducation sexuelle. Pas de surprise, la plupart d'entre elles montrent que les ados informés fréquentent plus volontiers les centres de dépistage, associations liées à la sexualité et sont de plus grands "consommateurs" de pilule et de préservatifs.
Mais quand l'information se résume à la prévention des maladies ou à l'étude de la reproduction, les ados en tiennent peu compte : à l'âge où l'on croit que “ça n'arrive qu'aux autres”, d'autres questions sont pour eux bien plus brûlantes : me trouve-t-il (elle) à son goût, comment se comporter au lit, mon pénis est-il assez long, vais-je avoir mal, etc…
Le mythe du Prince Charmant, entretenu par les récits de la vie des stars, par les romans ou les films, déforme la vision que les ados ont de l'amour et de la sexualité ; mieux vaut leur donner d'autres pistes de réflexion, expliquer que la sexualité ne se résume pas aux rapports sexuels, que chaque âge a sa propre sexualité, etc…
Le bilan des deux alternatives est donc sans appel : d'un côté, faire comprendre à son enfant qu'il peut utiliser un contraceptif, sachant qu'il aura peut-être des rapports sexuels plus tôt. De l'autre, ne rien lui dire et augmenter le risque de rapports non protégés…